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  5. Météo des marchés – N°43-2021

Pas question de sauter du train en marche !

Les investisseurs ont choisi de saluer les bons chiffres conjoncturels américains plutôt que de s’inquiéter de l’envolée des contaminations par le variant Omicron.

Quelle vision macroéconomique ?

La volonté « d’être dans le marché » a supplanté toutes les autres considérations. Les investisseurs européens ont gardé un oeil sur Wall Street et ils n’y ont vu que du vert. Les derniers indicateurs économiques américains ont montré que la croissance restait au rendez-vous (+ 2,3 % pour le PIB du troisième trimestre, révisé à la hausse), notamment grâce aux consommateurs, dont la confiance a augmenté plus que prévu en décembre. Par ailleurs, le fait que le plan à 1 750 milliards de dollars de Joe Biden soit mal engagé n’a pas contrarié le marché outre mesure. Chris Hussey, le directeur général de Goldman Sachs, a très bien résumé la situation : « Le triple vent contraire de l’augmentation des cas de virus, d’une Fed plus offensive et de mesures de relance budgétaire incertaines est bien absorbé aux niveaux actuels de valorisation des actions. »

Au lendemain de la Saint-Sylvestre, le monde pourrait se réveiller, amer, pour entamer sa troisième année de crise sanitaire.

Quelle interprétation des marchés financiers ?

Pour l’instant, les investisseurs hésitent à suivre la piste Covid, celle d’un ralentissement économique, après un pic de croissance en 2021, ou encore celle de la hausse des taux d’intérêt. La piste du ralentissement économique est à prendre aussi en compte. Non pas qu’on s’oriente vers une récession, car nous sommes au début d’une période d’expansion économique qui n’est présente que depuis un peu plus d’un an (le dernier cycle de croissance avait duré presque onze ans !), mais, le pic de croissance est certainement derrière nous. La Banque de France vient ainsi de relever sa prévision pour 2021 à 6,7 %, contre 6,3 % attendu en septembre, mais elle a légèrement abaissé ses estimations de 2022. L’institution anticipe désormais une croissance de 3,6 %.

Les économistes ont aussi été prompts à abaisser leurs prévisions de croissance. Selon Bloomberg, l’économie mondiale ne devrait progresser que de 0,7 % sur les trois derniers mois de l’année, moitié moins que ce qui était prévu avant l’émergence du variant Omicron. Le FMI avait prévenu : rien ne serait résolu tant que la couverture vaccinale resterait le privilège des pays riches, ces derniers n’ayant d’autre choix que d’aider les pays développés et les plus pauvres à se procurer des vaccins.

Pas de doute, la seule certitude sur l’économie mondiale aujourd’hui reste son caractère imprévisible.

Point de vue d’Axyne Finance et comment agir ?

2021 a été marquée par une reprise économique mondiale exceptionnelle, 2022 sera plus tactique pour les investisseurs, car les tendances sont moins évidentes.

Les opportunités sur les marchés financiers restent tout aussi nombreuses. Le débat dans les portefeuilles entre valeurs de croissance et cycliques sera intense.

 

Toute notre équipe et nous-même restons bien évidemment à vos côtés, pour vous accompagner.

 

                                                                                                          Eric BORIAS / Laurent CORNET